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Pourquoi créer des micros jardins urbains

C’est à la suite d’une université d’été à Paris sur le thème de l’agriculture urbaine que j’ai osé sauter le pas. Je connaissais le mouvement green guérilla, je souhaitais y participer, mais comment ? Je n’ étais ni botaniste, ni jardinière, je n’avais pas de connaissances théoriques spécifiques. Fallait-il réellement être qualifiée ? J’optais alors pour le savoir empirique, l’observation et l’expérimentation pour développer ces petits jardins.

Les motivations qui me poussent à agir  :

  • La possibilité d’agir directement sur son environnement proche. C’est la réappropriation d’ espace urbain en tant que biens communs,  le citoyen s’implique dans l’organisation et la gestion de « sa » rue.
  • Contribuer à renforcer la biodiversité en ville en créant des espaces verts où la Nature ne serait ni contrôlée, ni maîtrisée, lui donner une oasis à verdir sans produit phytosanitaire et désherbage intempestif.
  • Le plaisir de voir se métamorphoser une surface plutôt stérile en espace végétalisé agréable pour tous.
  • Jouer le jeu de la solidarité et de l’entraide avec de l’échange de graines, de plants, pour que la notion de moyen ne soit pas conditionnée par l’argent (un peu aussi pour militer contre la privatisation et monétisation du « vivant »). [http://grainesdetroc.fr/]
  • Acquérir des connaissances pour mieux comprendre la nécessaire interaction entre  les êtres vivants. Pour bien faire les choses il est important de s’informer, il existe les MOOC sur internet, savoir participatif et collaboratif sur divers sujets.
  • Une autre motivation et sans conteste ma préférée, est la réaction positive et enthousiaste des personnes qui en profitent.

A ce jour le retour d’expérience est riche.

Pour le jardin de la rue du Vercors :

IMG_8470Avril 2014, mise en place de la parcelle

IMG_1237Septembre 2015,

Pour le jardin de la rampe du vieux bourg :

Jardin urbain, rampe du vieux bourg quartier Saint-Marc à Brest

Avril 2015, mise en place de la parcelle

Jardin urbain, rampe du Vieux Bourg Brest

Septembre 2015,

Je ne cherche pas à structurer le végétale, je laisse aussi certaines sauvages s’installer. Je favorise l’implantation de la Nature, elle fera le reste.

Preuve en est que ces jardins ne laissent pas indifférents j’ai pour les deux des soustractions de plantes, je ne qualifie pas de vol ce qui normalement n’appartient à personne, je fais partie de ces gens qui ne souhaitent pas « posséder » les ressources. [Il y a eu des dégradations, piétinements, arrachages, bref un petit cocktail de la bêtise humaine qui n’a eu d’effet que de renforcer mon désir de multiplier ces jardins].

Si je devais donner deux anecdotes qui m’ont empli de joie ce serait ces deux-là :

  • Le regard d’une petite fille qui découvre celle qui s’occupe de ce jardin qu’elle admire tous les jours,
  • Voir de loin une femme amoureuse se pencher et cueillir à la volée une fleur d’oeillet d’Inde qui dépassait.

Il n’en faut pas plus pour être convaincu du potentiel de ces jardins. Être connecté à la Nature, même en ville, s’est s’assurer de vivre son besoin de naturalité au quotidien.

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Opération désherbons

La nature n’aime pas le vide !

Depuis une décennie la collectivité de Brest réduit progressivement les produits phytosanitaires type pesticides dans l’entretien des espaces publics, le but étant de préserver la qualité sanitaire de l’ eau et de l’environnement.

La conséquence est la prolifération de plantes au pied des façades. Un bonne nouvelle pour la protection de la biodiversité en milieu     urbain.

Pour apprendre à désherber savamment nos trottoirs, le service propreté de la ville en collaboration avec l’association Vert le jardin a mis en place une opération de sensibilisation appelée « Désherbons ensemble »,

Équipe de jardiniers à l'oeuvre
Équipe de jardiniers à l’oeuvre

Une belle initiative pour permettre d’identifier les plantes indigènes à laisser pousser et celles invasives que l’on doit éradiquer.

(à Brest nous avons 4 espèces exotiques particulièrement invasives : arbre aux papillons, vergerette, renouée du Japon, séneçon du cap) .

Profitant au passage pour fleurir nos rues avec des graines à semer dans les interstices du bitume, des sachets de graines étaient à disposition des jardiniers.

De future petits biotopes qui raviront les « amoureux du vert » d’ici quelques semaines.

Il y a avait plusieurs points de rendez-vous ce 30 mai au matin, j’ai participé à celui du quartier de Saint-Marc, expérience riche en partage et apprentissage, l’équipe de Vert le jardin ayant organisé de belle manière cette animation de rue.

 

Équipe de jardiniers à l’œuvre
Équipe de jardiniers à l’œuvre

Identification de quelques plantes :

Capillaires des murailles, fougère de la famille des Aspleniacées.
Capillaires des murailles, fougère de la famille des Aspleniacées.
Plantain est un nom vernaculaire ambigu désignant diverses plantes herbacées, famille des Plantaginacées
Plantain est un nom vernaculaire ambigu désignant diverses plantes herbacées, famille des Plantaginacées
Campagne d'identification de plante sauvage
Campagne d’identification de plante sauvage
Erigeron, famille des asteracées originaire d'amérique du Nord.
Erigeron, famille des asteracées originaire d’amérique du Nord.

 

Pour retrouver toutes les informations sur les opérations « SERIAL CLEANER » de la collectivité de Brest : http://www.brest.fr/ecologie-urbaine/proprete.html

Association Vert le jardin : www.vertlejardin.fr/

Reportage photo réalisé avec une GoPro.

 

Une petite virgule végétale

Jardin urbain de la rampe du vieux bourg – Brest

Un bien beau départ pour cette deuxième tentative de jardin urbain. Il aura fallu moins de deux mois pour voir une personne faire son premier don de plant et ce de manière spontanée ! Un autre monsieur me dit aimer le orange et promet de laisser sur la parcelle quelques graines de Capucines.

Cette jolie virgule en devenir est en cours de végétalisation, elle est encore assez dénudée mais plait déjà beaucoup. Le lien du vivant a un potentiel de partage et d’ échange très intéressant, à chaque passage sur les différents petits jardins les rencontres se font, les discussions démarrent et la vie se fait.

Concernant l’ hôtel à insecte,  les lieux sont déjà bien occupés par plusieurs types d’araignées. Je suis par contre à la chasse de deux ou trois gastéropodes bien affamés.

Plants d' Ophiopogon, vivace ressemblant à une herbe noire, originaire du Japon, de la famille du muguet.
Plants d’ Ophiopogon, vivace ressemblant à une herbe noire, originaire du Japon, de la famille du muguet.

 

Plantes verte à identifier...
Plantes verte à identifier…

 

Plante à fleur à identifier... c'est un don spontané repiqué sur la parcelle.
Plante à fleur à identifier… c’est un don spontané repiqué sur la parcelle.

 

Hôtel à insectes, occupation des lieux effectives avec extension sur extérieurs.
Hôtel à insectes, occupation des lieux effectives avec extension sur extérieurs.

 

Hôtel à insectes, occupation des lieux par une araignée, à priori, bien installée.
Hôtel à insectes, occupation des lieux par une araignée, à priori, bien installée.

 

Plant d' Echevaria, famille des crassulaceaes, succulentes originaire du Mexique.
Plant d’ Echevaria, famille des crassulaceaes, succulentes originaire du Mexique.

 

Petit hortensia en devenir, la couleur reste à découvrir.
Petit hortensia en devenir, la couleur reste à découvrir.

On y trouve également des plants de cymbalaires des murailles qui habilleront le haut de la virgule, des crocosmias, un solidago ou verge d’or, des asters, et d’autres surprises qui germent, patience, patience j’attends de pouvoir en savoir plus…

Deuxième printemps pour le JU du Vercors

Le printemps à Brest est arrivé ! La nature s’ active à refleurir nos rues bien minérales !

Le petit jardin urbain de la rue du Vercors fête son deuxième printemps, il a résisté à l’hiver et repart pour le plus grand bonheur des riverains.

Le Fraisier, le basilic et le persil nous ont fait l’honneur de repousser sur la parcelle, la mélisse et la menthe poivrée les y ont rejoint.

Pour l’occupation de l’ hôtel par les insectes, il semblerait que les toiles d’araignées soient un gage d’ une bonne fréquentation du lieu.

Voici quelques en images :

Excursion Jardin partagé

Jardin partagé,

Jardin du Guelmeur
Jardin du Guelmeur

Le jeudi 20 mars 2014 pour fêter l’arrivée du printemps, les associations Brest à Pied et à Vélo (bapav) et Vert le jardin ont proposé  une médiation culturelle à bicyclette autour de cinq jardins partagés.  Ce parcours traversait les jardins de Pontajardine, les P’tites Bottes, le jardins du Guelmeur, le jardin de la Ferme Jestin et le jardin des Ados à Don Bosco.

Cette initiative permet aux curieux de découvrir des endroits insolites, des espaces méconnus, des lieux secrets qui ont des tas de choses à montrer !

 A Brest, l’association Vert le Jardin permet la cohésion des 73 jardins partagés, les locaux se trouvent dans la venelle de Kergonan, près de Pontanezen.

Y a t-il une différence avec les jardins familiaux de l’époque de nos grand-parents ? les valeurs diffères mêmes si la manière de les exploiter sont identiques.

L’origine du jardin partagé prend naissance à New York. Liz Christie jeune artiste résidant à Manhattan contemporaine de la crise financière des années 70 crée le mouvement du “seed bomb”. Témoin d’une industrie américaine en récession, elle souhaite réaménager les paysages de désolation provoqués par l’abandon et la destruction de sites industriels. Elle reconditionne des espaces rendus stériles en des lieux du vivant. Liz Christie et quelques uns de ses amis se mettent à végétaliser ces friches urbaines en lançant des bombes de graines par-dessus les grillages des terrains vagues pour faire pousser des fleurs. Ils planteront ensuite des arbres, peindront les façades, etc.

En 1974, ils fondent le mouvement Green Guerillas pour aider d’autres habitants à créer des community gardens. Rapidement le mouvement s’étend et les community gardens deviennent des lieux de convivialité.

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Jardin du Guelmeur
Plant de salade cultivé en milieu urbain
Plant de salade cultivé en milieu urbain

 Depuis l’idée a fait son chemin, les urbains ont compris l’intérêt de cultiver ces surfaces riches en lien social, se réapproprier l’espace public pour en faire des oasis vert. A travers la gestion de ces jardins, on parle de transmission, de subsistance volontaire, de partage, de ressources collectives. Nul besoin d’avoir la main verte pour intégrer le jardin le plus proche de chez vous, au-delà du jardinier c’est la dynamique humaine qui permet le pérennité d’un jardin.

Bac de récupération d'eau
Bac de récupération d’eau
Partie potager
Partie potager

 

 

 

 

 

Les associations y cultivent le respect du vivant en prohibant l’usage des pesticides et en encourageant les jardiniers à expérimenter des techniques de paillage, de compost, des plantations d’engrais verts… Ainsi chacun peut devenir membre d’un jardin partagé simplement pour le plaisir de s’y promener et d’y flâner à loisir ou pour participer à un projet de quartier…Le grand public est invité à y entrer lorsqu’un membre de l’association est présent et à l’occasion des nombreuses animations qui y sont organisées tels que des repas de quartier, des spectacles, des trocs de plantes…”

Hôtel à insecte pour favoriser une culture propre
Hôtel à insecte pour favoriser une culture propre