Réappropriation de la nature après le passage de l'homme.

Invasion Végétale

Cette série de photos est un travail de fond, une réflexion sur la place de l’homme dans son environnement et la manière dont il gère cet espace. Cette hégémonie décrétée et imposée par l’homme au règne animal et  végétale peut être remise en cause par une simple catastrophe naturelle, la boucle est bouclée. L’ humour est une bonne manière de traiter un sujet, en donnant un titre à chacune de ces photos, on lui donne un cadre, une perspective, une nouvelle interprétation.  Ici on parle d’invasion, d’ état de siège, de bastion, d’ecowarriors, d’ adventis. Voici la Série Invasion urbaine – ACTE I

Réappropriation de la nature après le passage de l'homme.
Chaque surface réappropriée est investie par une nature foisonnante, chaque parcelle est propice à la création de la vie, aussi stérile soit-elle.

“Fort est de constater que la nature où qu’elle soit reprend toujours ses droits”.

Réappropriation de la nature après le passage de l'homme.Face à leur volonté affichée de vouloir pousser où bon leur semble, la perspective d’une invasion végétale en milieu urbain a pris son sens en constatant la propension de ce type de végétaux dans chaque espace ou elles peuvent se loger. A la manière d’un reportage photo sur le terrain voici le prologue d’une guérilla verte, premier chapitre : l’invasion.

 Et si la Nature avait un plan.

Lorsque l’on parle d’ adventice on ne parle pas  de botanique, mais d’une vision anthropocentrée de la place des végétaux. A l’image de l’homme, la nature appréhenderait la réalité à travers sa seule perspective de croissance et d’existence ?

Ces plantes ne sont pas particulièrement exotiques ou envahissantes, mais très souvent des espèces favorisées par les perturbations des écosystèmes et la création d’ espaces rudéraux ou urbains. La nature aurait-elle une stratégie “propre” pour se réapproprier des espaces occupés par l’homme ?

La nature, susceptible d’avoir un comportement normalement attribué à l’ homme ?

Et si nous prenions cet anthropomorphisme avec une sémantique de guerre, si nous donnions une conscience à ces plantes. Décomposons leur stratégie,  leur manière de s’ étendre, de gagner du terrain, de se réapproprier ce que l’homme prend, de construire de nouveaux écosystèmes dans des villes urbanisées ou la nature est contrôlée, gérée, taillée, boostée, au carré…

Voici les carnets de bords d’une guerre sourde invisible pour le commun des mortels.

Cette série de photographie transcende ces biotopes, ces écosystèmes  qui se créent en milieu urbain,. Dès lors que l’on y prête attention, elles nous dévoilent leur complexité et leur diversité, elles ont un nom, Adventice “celles qui poussent là où on les attend pas”.

Réappropriation de la nature après le passage de l'homme.
Dans tous conflits on trouve des histoires de solidarités entres belligérants, la cohabitation durera une saison.

Exposition en cours de préparation.

Auteur – Reporter photo